PLAN - RMC - HAITI : le blog

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lundi 4 juillet 2011

Le travail se poursuit

PLAN poursuit ses programmes de développement post-séisme en Haïti. Pour plus d’informations mises à jour, rendez-vous sur www.planfrance.org/haiti.


lundi 17 janvier 2011

Haïti, un an après : le soutien des auditeurs de RMC est précieux!

Le 11 janvier dernier, Jean-Jacques Bourdin a rappelé l’importance de soutenir les enfants d’Haïti, et un reportage en direct d’une école à Jacmel a été diffusé. Découvrez-le !

Première partie
Deuxième partie




mardi 11 janvier 2011

Haïti, un an après

Découvrez la vidéo Plan sur la situation en Haïti, un an après le séisme.

lundi 10 janvier 2011

En direct d’Haïti, le récit d’Alain Caudrelier, directeur de Plan France

Après 4 jours passés entre Port-au-Prince, Jacmel et Croix-des-Bouquets, on est en mesure de faire bien des constats…  tous les acteurs de la reconstruction sont confrontés au même challenge : d’une part abriter, soigner et nourrir les personnes vivant encore dans des camps et d’autre part reconstruire les infrastructures, les équipements, relancer l’éducation. Tout cela nécessite une véritable vision, une stratégie de long terme et des arbitrages.

Les incertitudes politiques paralysent les prises de décisions et le choléra mobilise beaucoup de temps, d’efforts et d’argent car c’est là encore une vraie urgence que de ralentir la contamination avant de mettre fin à l’épidémie.

Ni les Haïtiens, ni les ONG, ni la communauté internationale ne peuvent y faire face seuls.
C’est vraiment l’effort de tous, la coordination, la décentralisation et la confiance qui permettront aux Haïtiens de prendre le contrôle de leur avenir.

Et justement…

Ce qui est spectaculaire c’est la confiance de cette population à reprendre leur destin en main. Le fatalisme leur permet de survivre mais leur volonté d’avenir est grande même si ce n’est que pour retrouver leur petite activité d’avant le séisme qui bien souvent était très modeste.

PLAN joue un rôle très actif, et poursuit ses programmes d’avant le séisme (assainissement et accès à l’eau potable, éducation, protection des enfants, santé et amélioration des ressources…) tout en répondant aux nouveaux défis d’après séisme, notamment en matière de relance de l’éducation, de formation d’éducateurs et de lutte contre le choléra.

Il me faudrait des pages et des pages pour pouvoir raconter en détail la situation des Haïtiens, de leur quotidien, et le travail incroyable des équipes de PLAN en Haïti depuis un an.

Des exemples concrets sont sans doute plus parlants.

Dans le domaine de la santé :
Camp Corail, à 15 km à l’Est de Croix-des-Bouquets, est le plus important des centres de réfugiés de la région, 10 000 personnes y vivent dans des abris de fortune.  PLAN y est en charge de la santé et de la lutte contre le choléra, et y gère un centre médical. Chaque jour 90 personnes y sont accueillies (hors cas de choléra). PLAN forme, encadre et rémunère du personnel fourni par le Ministère de la Santé, présent 24h sur 24h. 3 unités sont dédiées à la petite enfance.


Construction de maisons :
A Meyer 2, camp situé à 2 km de Croix-des-Bouquets, PLAN a mis en place un programme de construction de 100 maisons en bois. Celles-ci sont en construction sur des parcelles appartenant aux familles. Il s’agit donc de donner un accès durable et permanent aux familles qui ont tout perdu dans le séisme. Chaque maison fait 20m2, est composée d’une structure en bois et d’un toit isolant et comprend un petit patio extérieur de 4m2.


Reprise de l’école :
A Croix-des-Bouquets, j’ai pu visiter un ensemble de 5 modules d’écoles provisoires. L’école Chou Fleur ! Les enfants étaient déjà rentrés en classe.  Avec leurs uniformes immaculés ils semblent vraiment apprécier le confort de leurs nouvelles classes.
Je lance une discussion avec ces enfants sur ce qu’ils apprennent et sur ce qu’ils veulent devenir. A les entendre Haïti regorgera de médecins dans quelques années ! Les secours intervenus après le séisme ont sans doute créé des vocations : autour de moi je n’avais pas moins de 14 futurs médecins, 1 futur ambulancier, 1 future infirmière et 1 futur ingénieur !

A Jacmel, je me suis rendu sur 3 sites d’écoles semi-permanentes, financées notamment  par le Centre de Crise du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes et la Fondation Solidarités SNCF. Il s’agit des écoles Marie-Reine Immaculée, Fils Eccam et Pasquette, pour laquelle RMC s’est mobilisée depuis plusieurs mois.

Ce sont des structures en bois, très bien ventilées pour le confort des élèves, antisismiques et abritant deux classes de 40 à 50 élèves. Elles ont une durée de vie si elles sont bien entretenues de 10 à 15 ans. Ces écoles provisoires remplacent des écoles qui étaient bien équipées et maintenant détruites ou inaccessibles. Il faut donc pour leurs directeurs tout  recommencer…


Rencontre aussi avec les jeunes du programme de « Youth Media »
La Présidente Caroline et Camille, qui sont en terminale, ont reçu depuis 4 ans des formations aux métiers de la communication/journalisme sous la responsabilité de PLAN : radio, écriture, théâtre, informatique, vidéo. Elles transmettent à présent ces connaissances à une équipe de 5 nouveaux jeunes qui eux-mêmes les transmettrons à des plus jeunes.

Leur préoccupation prioritaire est la défense du droit des enfants. Certains veulent d’ailleurs devenir juges ou avocats spécialisés dans le droit de l’enfance.


Prise en charge des personnes handicapées, visite de notre partenaire, l’association PAZAPA
Le lendemain dès 8h, j’ai rendez vous avec l’Association PAZAPA. Etonnante histoire d’une famille canadienne qui depuis 1987 s’occupe de 130 enfants handicapées mentaux et de 30 sourds muets pour leur apporter un encadrement scolaire. Leur maison à Jacmel qui servait aussi d’école a été détruite.
C’est Marika Mac Rae, la fille de la fondatrice décédée il y a deux ans, qui s’occupe maintenant de l’association.
PLAN leur a construit des abris provisoires sur un terrain qu’ils ont acheté, pour reprendre leur activité.

Le projet de reconstruction d’un centre est actuellement à l’étude avec un financement partiel ou total par différents bureaux PLAN.

C’est vraiment une histoire extraordinaire et une rencontre bien particulière. Cette jeune femme avec ses deux enfants mène avec diplomatie, patience et détermination la reconstruction de ses équipements pour ne pas abandonner ces enfants si déshérités mais pleins de joie de vivre. Voir la vidéo ici.


Visite d’un Centre de réhydratation orale
Ces centres sont placés par PLAN au sein des communautés les plus éloignées des centres de traitement du choléra pour permettre une action curative la plus rapide possible.
Ils sont évidemment très éloignés de Jacmel et il nous a fallu pratiquement 1h de voiture sur des pistes défoncées et une dizaine de minutes de marche pour y parvenir.
Les volontaires communautaires font un travail extraordinaire de « porte à porte » pour expliquer les mesures d’hygiène élémentaires. Ils partent dans la forêt 4 à 5h chaque jour pour joindre chaque famille et s’enquérir d’éventuelles manifestations de choléra. Autant dire la complexité de la tache quand on sait que l’eau est parfois à 1h de marche et que la défécation se fait dans la zone d’habitation !
Mais chacun le fait avec conviction, courage et constance.


Voici en quelques lignes des exemples des nombreuses avancées sur le terrain.

Je souhaiterais conclure ce billet en vous appelant à ne pas vous démobiliser, les Haïtiens vont encore avoir besoin pendant longtemps de notre soutien.

Merci encore,

A bientôt.
Alain Caudrelier, directeur de Plan France

jeudi 6 janvier 2011

Plan France en Haïti

A l'approche du premier anniversaire de la catastrophe en Haïti, Alain Caudrelier, directeur de Plan France, et Jean-Claude Fortot, directeur de la communication et co-fondateur, sont en ce moment même sur le terrain afin de rendre compte du travail de reconstruction de Plan à travers le pays.

Ils étaient ainsi hier à Jacmel, l'une des principales zones d'opération de PLAN, où ils posent ci-dessous avec les enfants et jeunes du Club Medias de Jacmel.

Ici, Alain Caudrelier s’entretient avec des jeunes et enfants du Club Media de Jacmel.



Nous posterons bientôt d'autres photos de ce voyage pour vous offrir un aperçu du terrain à l'heure où, un an après le séisme, les regards du monde vont à nouveau être braqués sur le destin des Haïtiens.

mercredi 5 janvier 2011

"Through our Own Eyes"

En Haïti, les enfants et les jeunes représentent la majorité de la population. Dans le but de leur permettre d’exprimer leur propre regard sur la catastrophe qui a frappé leur pays, PLAN a recruté au mois d’octobre dernier Natasha Fillion, photoreporter canadienne, et a entrepris de lui faire former 22 jeunes sur les moyens de témoigner de leur réalité quotidienne à travers la photographie.

Baptisé "Through our Own Eyes" ce projet s’articulait autour d’une formation accélérée aux techniques de la photographie (éclairage, composition et cadrage), afin d’envoyer ensuite ces jeunes parcourir Port-au-Prince, Jacmel et Croix-des-Bouquets, un appareil photo numérique dans la main.



Natasha a été enthousiasmée par les résultats : "J’ai dit à ces jeunes : c’est le moment de montrer au monde à quoi ressemble vraiment votre pays. Les jeunes ont pris ce projet vraiment au sérieux. Après deux jours d’entraînement seulement, ils ont pris des photos à la fois belles et si intéressantes. Leurs images montrent d’autres aspects d’Haïti, des choses que les autres médias ne montrent pas. Ils étaient vraiment contents qu’on leur demande de donner leur propre point de vue sur leur pays. Peu de gens demandent aux Haïtiens ce qu’ils veulent, ou ce qu’ils voient."

Luben, 14 ans, témoigne : "j’ai vraiment bien aimé prendre des photos. Je ne savais même pas me servir d’un appareil photo avant, mais maintenant je suis comme un vraie photographe. Ma photo préférée est celle d’un groupe d’oiseaux. Je leur ai d’abord fait peur avec mon flash, puis j’ai eu ce que je voulais : les oiseaux se sont envolés, et j’ai pris une 2e photo. Je la trouve très belle."
Vous pouvez retrouver les photographies de "Through our Own Eyes" sur YouTube.

mercredi 1 décembre 2010

La lutte contre le choléra s'organise

Le Dr Unni Krishnan évoque le défi de la réponse à l'épidémie de choléra dans le contexte très difficile que connaît Haïti actuellement.

"A l’aéroport de Port-au-Prince, le quatrième membre de notre équipe s’apprête à embarquer sur un avion charter pour Ouanaminthe.

Ouanaminthe est situé dans la région de Cap Haïtien au nord-est du pays. La zone a été sévèrement touchée et considérée comme le point de départ de l’épidémie de choléra. A ce jour, celle-ci aurait fait plus de 1,250 morts.

L’équipe est constituée de Maria, une collègue médecin espagnole spécialiste du choléra, Doris, une experte équatorienne en eau et assainissement, Sandra, de notre équipe haïtienne, et moi-même. J’ai travaillé dans des situations de gestion du choléra par le passé – mais ce qui se passe ici en Haïti est difficilement descriptible. Actuellement, je suis déployé ici en tant que chef de l’équipe de gestion de l’épidémie de choléra. En plus de notre équipe terrain, nous déployons actuellement des experts en santé publique et des médecins.

Petit et rustique, l’avion tchèque est aussi chargé jusqu’au cockpit de caisses d’aide – près d’une tonne de sachets de réhydratation orale, savon et autres matériels de première nécessité. Nous attachons notre ceinture, je sens le savon…

A l’aéroport je rencontre plusieurs médecins du Centre international pour la recherche contre les maladies diarrhéiques au Bangladesh. Plusieurs d’entre eux ont été dépêchés en Haïti pour combattre le choléra.

Plan travaille en Haïti depuis trente ans et opère à Ouanaminthe près de la frontière dominicaine.

Le choléra n’est pas un mal mystérieux – c’est une maladie facilement traitable (la plupart des gens se rétabliront complètement si on leur donne des moyens simples et rapides de réhydratation ainsi qu’un traitement dans les situations critiques). Cependant, la faiblesse des systèmes de santé, les infrastructures limitées qui se sont effondrées avec le séisme et d’autres désastres, les émeutes et un manque de compréhension complique très sérieusement l’apport de l’aide à ceux qui en ont besoin. La violence et le virus forment une combinaison mortelle.

Les camps de réfugiés urbains, exigus, aux conditions de vie sordides, sont très propices à la formation de foyers d’infection, mais à l’inverse, les zones rurales isolées comme ici dans le nord rendent très difficile l’accès aux malades. Et les personnes qui contractent le choléra peuvent mourir en quelques heures si elles ne sont pas traitées.
Notre plan initial était de voler jusqu’à l’aéroport de Cap Haïtien, mais il a été abandonné en raison de sa fermeture après les journées d’émeutes anti-ONU. Le choléra est un fait nouveau en Haïti – la première fois depuis des générations.

Notre vol d’une demi-heure se passait bien, mais nous avons brutalement été confrontés au mauvais temps et à des turbulences. Le capitaine explique alors que nous ne pouvons pas atterrir.

A 10,000 pieds, il nous donne trois options. Repartir vers Port-au-Prince, atterrir à Cap Haïtien, ou évaluer la possibilité d’atterrir à Saint-Domingue en République Dominicaine voisine. Un moment rare au milieu d’un trajet aérien – trois options et destinations possibles !

Le temps presse et une décision rapide est requise. Je scrute une vieille carte d’Haïti en noir et blanc, pèse toutes les options, et trente secondes plus tard, suggère que nous détournions le vieil avion sur Cap Haïtien. J’explique à mes collègues anxieux que c’est une question de minutes supplémentaires. La voix confiante du capitaine contribue à nous rasséréner.

Nous nous battons contre le temps difficile et parvenons à atterrir en toute sécurité ! Les applaudissements et encouragements de l’équipe saine et sauve durent bien plus d’une minute. Nous serrons tous chaleureusement les mains de l’équipage et échangeons des accolades.

Notre équipe qui nous attendait sur la piste de Ouanaminnthe redirige ses véhicules vers Cap Haïtien.

Mais sortis de l’aéroport, nous tombons sur une poignée d’habitants qui se rassemblent pour des manifestations. Ils sont sur leurs motocyclettes et paraissent agités. Le chef de la sécurité, Alex (à Port-au-Prince) nous ordonne de rester à l’intérieur de l’aéroport jusqu’à ce qu’il ait la confirmation de l’ONU que nous ne courons aucun risque.

Sur la route entre Cap Haïtien et Fort Liberté, nous sommes les témoins de quelques autres manifestations électorales. Les Haïtiens se préparaient pour l’élection nationale du 28 novembre. Il y a de la tension dans l’air.

Mise à jour d’Alex sur la sécurité : « Quatre Chiliens travaillant pour des ONG ont été attaqués par un groupe d’individus à Port-au-Prince. » Ce n’est pas une bonne nouvelle et nous observons la route avec précaution avant de finalement parvenir à destination sains et saufs.

Nous rencontrons des collègues travailleurs humanitaires de Merlin et de l’Organisation panaméricaine de la santé, et nous discutons de la conduite à tenir. Nous avons besoin d’un plan d’urgence pour continuer à travailler en cas de blocage. Il faut faire du temps notre allié dans la lutte contre le choléra, chaque minute compte et les heures passent."

mercredi 10 novembre 2010

Avec RMC, soutenez la scolarité des enfants !

Les écoles semi-permanentes sont opérationnelles. Mais il faut à présent financer la scolarité des enfants. Les parents n’ont plus de ressources pour payer la scolarité de leurs enfants, c’est pourquoi PLAN apporte un soutien direct aux écoles des départements de l’Ouest et du sud-est d’Haïti, et en particulier à Jacmel.

Cette aide permettra aux écoles non publiques et à but non lucratif d’assurer le paiement des salaires des enseignants, des services administratifs, de l’achat de meubles, de matériel didactique, de la réparation d’articles d’hygiène.

Avec 6 € par mois, le montant moyen versé habituellement par les parents pour la scolarité des enfants, vous permettez la reprise du système scolaire dans les zones touchées par le séisme.

mardi 2 novembre 2010

La rentrée à Jacmel en images

Depuis début octobre, les écoliers d’Haïti peuvent faire leur rentrée des classes. Grâce à PLAN, à l’architecte Jack Ryan et à une mobilisation des donateurs, des salles de classe à Jacmel ont été construites et les élèves peuvent suivre les cours dans des espaces qui leur sont dédiés. 

Ces écoles sont conçues pour résister aux ouragans ainsi qu’aux tremblements de terre et on été construites pour que les enfants puissent bénéficier de bonnes conditions d’enseignement : les classes sont spacieuses, lumineuses et ne retiennent pas la chaleur.

Une rentrée réussie pour ces élèves qui, petit à petit, reprennent le cours normal d’une vie d’enfants. Découvrez-la en images.

mercredi 27 octobre 2010

Rentrée des classes à Jacmel

Cette année l’enthousiasme s’est lu sur la majorité des visages d’enfants qui ont repris le chemin de l’école, ce 4 octobre à Jacmel. Les empreintes du séisme marquent encore certaines rues, mais les écoliers semblent vouloir laisser le 12 janvier derrière eux.

Sous l’œil attentif de sa maman jusque dans la salle de classe semi-permanente en bois construite par Plan avec l’aide des auditeurs de RMC, Spady, âgé de six ans, entre en première année fondamentale cette année. « Il est bègue. Je veux que l’institutrice lui accorde une attention spéciale », se justifie Jeanne, la mère.

Elle n’a pourtant pas été la seule à accompagner son enfant le premier jour de la rentrée scolaire. La cour de l’école a accueilli parents, professeurs et élèves pour souhaiter bonne année à ces derniers.

Avec le support de Plan, plusieurs centaines de jeunes Jacméliens suivront les cours dans des salles de classes parasismiques et anticycloniques. En dépit de conditions climatiques qui ont sérieusement ralenti les travaux, 76 structures transitionnelles,  dont certains d’une durée de vie pouvant aller jusqu’à dix ans, ont été installées.

« Je suis soulagée de voir qu’il ne passera pas l’année scolaire sous le béton », a confié Jeanne.



Podcasts :

Emission du 04/10 - 1ère partie
Emission du 04/10 - 2ème partie

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